Démarches administratives

CARTE D’IDENTITÉ

A la mairie du domicile

Depuis le 1er janvier 2014, les cartes d’identité ont une validité de 15 ans. Toutes les cartes qui ont été faites entre le 02 janvier 2004 et le 31 décembre 2013 voient leur durée de validité prolongée de 5 ans.

PASSEPORT

Le lieu de la demande ne dépend pas de votre domicile. Vous pouvez vous rendre à n’importe quel guichet à condition qu’il soit équipé d’une station d’enregistrementLes deux guichets les plus proches sont : Mairie de Chartres et Mairie de Lucé (Police Municipale)

*Un passeport temporaire peut être délivré en urgence pour un motif d’ordre médical ou humanitaire ou pour des raisons professionnelles. Les services préfectoraux décident de la délivrance en fonction de la situation. Ce passeport coûte 30 € et est valide seulement 1 an.

Les déchets – le tri sélectif

Chartres métropole est en charge de l’ensemble des opérations liées à l’élimination des déchets ménagers et assimilés produits sur les soixante-six communes de l’agglomération.

Les collectes des ordures ménagères s’effectuent chaque semaine, le vendredi en porte à porte, Un jour férié dans la semaine décale d’un jour le ramassage.

 

Les déchetteries de Chaunay, Champhol, Dammarie et Saint Aubin des Bois vous accueillent toute l’année pour déposer vos déchets électriques, de jardin, de chantiers et petits travaux domestiques. Retrouvez ci-dessous les horaires et conditions d’accès.  

   https://www.chartres-metropole.fr/responsable/dechets/dechetteries

La Déchetterie de Dammarie – HORAIRES –

matin après-midi
lundi fermé fermé
mardi 9h – 12 h 14h – 18h
mercredi fermé 14h – 18h
jeudi fermé fermé
vendredi 9h – 12 h 14h – 18h
samedi 9h – 12 h 14h – 18h
dimanche 9h – 12 h fermé
Le dernier accès à la déchetterie doit se faire 15 minutes avant la fermeture

Le tri sélectif – les containers se trouvent sur la route de Dammarie, près de la station d’épuration. 
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Lorsque le container à verres est plein, signalez-le à la mairie (en précisant le n° du container, la date et l’heure).
Il est interdit de déposer autre chose que du verre, et merci de ne rien déposer à côté des containers. 
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Un doute ; n’hésitez pas, jetez dans votre poubelle habituelle.
Les emballages doivent être vidés de leur contenu.
Si vous compactez vos emballages, vous gagnerez de la place.

l’école

Le syndicat scolaire

Le Syndicat Intercommunal à VOcation Scolaire Corancez, Mignières, Ver-lès-Chartres (SIVOS CMV) a été créé en remplacement du SIRP, l’ancien regroupement scolaire de Corancez et Ver-lès-Chartres.  La baisse du nombre d’élèves de ce regroupement aurait entraîné inexorablement des fermetures de classes, tant à Corancez qu’à Ver-lès-Chartres et la mise en place de classes à trois niveaux, à forts effectifs. Si la classe subsistant à Corancez n’a pu être sauvée, ce nouveau syndicat a permis le maintien du site de Ver avec de faibles effectifs par niveaux sur les deux sites ainsi que des garanties de pérennité de plusieurs années de la part de l’inspection académique.

Le SIVOS est en place depuis le 1er janvier 2020, composé de 16 délégués représentant les 3 communes :

Commune de Corancez :   délégués titulaires : Philippe AUFFRAY, Alain CHOUPART ; déléguée suppléante : Joëlle SILLY.

Commune de Mignières : délégués titulaires : Muriel BLONDEAU, Aurore BRUNEAU, Laurence CHRISTEAUT, Didier GARNIER, Mathias LUTON ; délégués suppléants : Laurent DESCOTTES, Romain LORIDE, Christophe PICHOT

Commune de Ver-lès-Chartres : délégués titulaires : Marie-Ange ABADIA, Stéphane BOURGEOIS, Max VAN DER STICHELE.

Délégués suppléants : Marie-Françoise BOUCHER, Delphine BRAULT.

L’installation du comité syndical a eu lieu le 3 juin 2020 avec élection du bureau :

La Présidente du SIVOS est Laurence CHRISTEAUT ; les deux vice-Présidents sont Marie-Ange ABADIA et Philippe AUFFRAY

La rentrée 2020-2021 s’est effectuée dans le respect des conditions sanitaires imposées par la COVID-19, avec un effectif de 180 élèves : 11 élèves de Corancez, 134 élèves de Mignières, 35 élèves de Ver-lès-Chartres.

Mr Olivier THOMAS est le Directeur de l’Ecole, qui compte 9 classes réparties sur 2 sites :

 Site de Mignières : 5 classes :

18 élèves en classe de Petite Section de Maternelle assurée par Mme Véronique MARCO-BORT, accompagnée de Karine, ATSEM.

22 élèves en classe de Moyenne Section de Maternelle assurée par Mr Pierre NAVEAU, accompagné d’Isabelle, ATSEM.

26 élèves en classe de Grande Section de Maternelle assurée par Mme Karen LAGRANGE, accompagnée de Virginie, ATSEM.

14 élèves en classe de CP assurée par Mme Nathalie LEVEQUE.

17 élèves en classe de CM2 assurée par Mme Stéphanie BAUDRY.

 Site de Ver-lès-Chartres : 4 classes

18 élèves en classe de CE1 assurée par Mme Catherine RIGAULT.

17 élèves en classe de CE1-CE2 assurée par Mme Jennifer BODIN.

23 élèves en classe de CE2 assurée par Mme Delphine DELANNOY.

24 élèves en classe de CM1 assurée par Mme Audrey STRAUB (lundi, mardi, jeudi) et Mr Olivier THOMAS (vendredi).

Les Municipalités  ont équipé d’outils multimédias (ordinateurs portables, tablettes, VPI…) les 2 sites de l’école. Ilsrépondent aux accessibilités spécifiques de chacun des sites, que ce soit sous forme de  chariot se déplaçant dans les 5 classes à Mignières ou sous forme de 2 valises pouvant être utilisées dans chacune des 4 classes sur Ver-lès-Chartres.

Les services périscolaires : inscription obligatoire au préalable

Garderie : site de Mignières de 7h30 à 8h35 / de 16h30 à 18h30 assurée par Marine, Anaëlle et Karine, animatrices.

Site de Ver-lès-Chartres de 7h30 à 8h50 / de 16h30 à 18h30 assurée par Catherine, Guylaine, Lise et Marine, animatrices.

Pause méridienne : restauration scolaire / récréation :

Site de Mignières de 11h45 à 13h20 : 2 services assurés par Marine, Anaëlle, Marine, Karine, Isabelle & Virginie :

  • de 11h45 à 12h40 : PS & MS
  • de 12h30 à 13h20 : GS, CP & CM2

Site de Ver-lès-Chartres de 12h à 13h20 : 1 service sur 2 salles, assuré par Catherine, Guylaine, Justine, & Lise.

Les transports scolaires sont assurés par Chartres Métropole Transports

Rentrée 2021-2022 : pour les enfants nés en 2018, pré-inscription dès à présent, en demandant le dossier par mail : mairieverleschartres@orange.fr ou à retirer à la mairie de Ver-lès-Chartres.

Les commissions municipales et délégués communaux

Délégués aux syndicats intercommunaux

• Syndicat scolaire de Corancez/Mignières/Ver-lès-Chartres
AUFFRAY Philippe, SILLY Joëlle et PINAULT Joffrey

• SITHOR
OBERDIEDER Stéphane et BORDIER Hervé
Le SITHOR est le Syndicat Intercommunal de Travaux Hydrauliques [des bassins versants] de l’HOudouenne et de la Roguenette.
Ce syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU) a été créé en 1985. Il regroupe douze communes, soit une population totale de 11 953 habitants. Il est compétent pour tous les travaux concernant l’hydraulique de ces deux cours d’eau affluents de l’Eure. L’Houdouenne prend sa source à …. Houdouenne, lieu-dit de Ver lès Chartres, puis elle se jette dans le Poulain, cours d’eau affluent de l’Eure à Morancez.
La source de la Roguenette est à Sours et son cours de 14,1 km rejoint l’Eure à Saint Prest.

Délégués à divers organismes

• Environnement : GLIN Michel

• Défense : CHOUPART Alain

• Culture : AUFFRAY Philippe

• Agence Technique Départementale : 1 délégué titulaire :  GLIN Michel,
1délégué suppléant : AUFFRAY Philippe.
L’Agence technique départementale (ATD) apporte une assistance d’ordre technique, juridique et financier, aux collectivités euréliennes qui le souhaitent, dans les domaines de l’assainissement et de l’entretien et de la gestion des voiries communales. Elle permet aux collectivités membres de bénéficier de compétences et d’un niveau d’expertise difficile à développer en interne pour la grande majorité d’entre elles.

• CLECT : Commission Locale d’Évaluation des Transferts de Charges Transférées [à Chartres Métropole].
AUFFRAY Philippe
Cette commission, comme son intitulé l’indique, a pour mission principale d’évaluer les transferts de charges communales vers l’intercommunalité. Pour toutes compétences anciennement communales et qui deviennent communautaires, une évaluation des charges associées doit avoir lieu afin de transférer au groupement les moyens financiers d’assumer ces compétences. La CLECT est composée de représentants des 66 communes de l’agglomération.
Sur un plan plus général, l’intercommunalité a pour principe la mise en commun de certaines ressources, ainsi, Chartres Métropole perçoit l’impôt économique (l’équivalent de l’ancienne taxe professionnelle) et en reverse une part significative à ses communes membres. Elle le fait via l’attribution de compensation qui est basée sur le produit de Taxe Professionnelle que les communes percevaient l’année précédant la création de la communauté d’agglomération, diminuée des charges transférées.
Au-delà, l’exécutif de l’agglomération a fait le choix d’instaurer une dotation de solidarité communautaire permettant une répartition équitable des ressources entre l’intercommunalité et ses membres. Cet outil de solidarité qui n’a pas de caractère obligatoire a été instauré lors de la création de la communauté d’agglomération et a permis à Chartres métropole de distribuer plus de 20,6 millions d’euros aux communes de son territoire.

• CISPD : Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance.
1 délégué titulaire : CHOUPART Alain.
1délégué suppléant : AUFFRAY Philippe
Le Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance est une instance qui regroupe les principaux acteurs de la prévention et de la lutte contre la délinquance. Ses missions sont de définir et de coordonner la mise en œuvre d’actions de prévention de la délinquance sur le territoire de la grande agglomération, d’améliorer la qualité de vie des habitants en luttant contre les actes d’incivilité, les différentes formes de délinquance et tous les risques pouvant générer un sentiment d’insécurité.

• Sécurité routière : TRUFFERT Gaëlle

Délégués aux commissions de Chartres Métropole

• Développement économique, aménagement du territoire, développement durable : AUFFRAY Philippe

• Finances et prospective : CHOUPART Alain

• Services publics environnementaux : AUFFRAY Philippe

• Affaires sociales, habitat, enfance/jeunesse, grands équipements : CHOUPART Alain

Délégués aux commissions communales

• Commission des finances et budget
AUFFRAY Philippe,  ROBERT Isabelle, DEVENET Patrick, PINAULT Joffrey.

• Commission des travaux
GLIN Michel, OBERDIEDER Stéphane, BORDIER Hervé, DEVENET Patrick.

• Commission des fêtes et animations
ROBERT Isabelle, TRUFFERT Gaëlle, SILLY Joëlle.

• Commission du bulletin municipal
Mr AUFFRAY Philippe, DEVENET Patrick, GLIN Michel, BOURGUEIL Marine.

• Commission des maisons fleuries
ROBERT Isabelle, TRUFFERT Gaëlle, PINAULT Joffrey.

• Centre Communal d’Action Sociale
4 membres du Conseil Municipal :  ROBERT Isabelle, BOURGUEIL Marine, SILLY Joëlle, BORDIER Hervé.
4 membres extérieurs : Mr GUYON Didier, Mme BORDIER Sylvie, Mr AMÉ Michel et Mr HOLOP Dominique

• Commission d’appel d’offre
3 délégués titulaires : GLIN Michel, AUFFRAY Philippe, BORDIER Hervé,
3 délégués suppléants : OBERDIEDER Stéphane, PINAULT Joffrey, DEVENET Patrick

 

 

Les associations

Corancez Gym et Danse

Pour tous renseignements :

José De Aveiro 09 67 03 59 70


L’association du patrimoine de Corancez 

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Née en 2011, cette association présidée par Dominique Holop a pour objet de favoriser le rayonnement historique et culturel de notre commune, en mettant en valeur son patrimoine.

Pour tous renseignements :

mairie 02 37 26 06 17


Société de chasse de Corancez 

Président : Mr Bernard Lorin

La société de chasse de Corancez a pour objectif de maintenir la biodiversité de la faune sauvage sur le territoire. Perdrix, lièvres, faisans… et se charge de nourrir ces espèces. En été, des approvisionnements en eau sont effectués. 

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Autre réalisation de la Société de chasse, la plantation d’une haie cynégétique de 350 m entre le bois Curé et les bois de Chamblay en 2001. Hormis l’agrément pour la promenade, elle permet un couvert et un refuge pour les espèces, une source de nourriture diversifiée, un espace propice à la reproduction.

Les chasseurs assurent en outre la régulation des espèces nuisibles

Les procès verbaux des conseils

Année 2021

Conseil municipal du 21 septembre 2021

Conseil municipal du 22 juin 2021

Conseil municipal du 13 avril 2021

Conseil municipal du 26 janvier 2021

Année 2020

Conseil municipal du 15 décembre 2020

Conseil municipal du 27 octobre 2020

Conseil municipal du 22 septembre 2020

Conseil municipal du 23 juin 2020

Conseil municipal du 2 juin 2020

Conseil municipal du 26 mai 2020

Conseil municipal du 3 mars 2020

Conseil municipal du 28 janvier 2020

Année 2019

Conseil municipal du 10 décembre 2019

Conseil municipal du 15 octobre 2019

Conseil municipal du 17 septembre 2019

Conseil municipal du 18 juin 2019

Conseil municipal du 21 mai 2019

Conseil municipal du 9 avril 2019

Conseil municipal du 12 mars 2019

Réunion du conseil municipal du 30 janvier 2019

Année 2018

Compte rendu du conseil municipal du 13 décembre 2018

Compte rendu du conseil municipal du 20 novembre 2018

Réunion du Conseil municipal du 16 octobre 2018

Réunion du Conseil municipal du 18 septembre 2018

Réunion du Conseil municipal du 3 juillet 2018

Réunion du conseil municipal du 15 mai 2018

Réunion du Conseil municipal du 10 avril 2018

Réunion du Conseil municipal du 23 mars 2018

Réunion du Conseil municipal du 13 février 2018

 

Année 2017

Réunion du Conseil municipal du 12 décembre 2017

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reunion-du-conseil-municipal-du-19-septembre-2017

reunion-du-conseil-municipal-du-27-juin-2017
reunion-du-conseil-municipal-du-11-avril-2017
reunion-du-conseil-municipal-du-21-fevrier-2017


Année 2016

Les tarifs municipaux

  • LOCATION DE LA SALLE POLYVALENTE 

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Tarifs “été” (du 1er mai au 15 octobre) Forfait 24 h Forfait 48 h
Habitants de Corancez 191 € 296 €
Hors commune 310 € 484 €
Tarifs”hiver” (du 16 octobre au 30 avril) Forfait 24 h Forfait 48 h
Habitants de Corancez 242 € 402 €
Hors commune 361 € 590 €

Tarifs de location de la salle polyvalente pour le réveillon du 31 décembre

forfait 24 h forfait 48 h
Habitants de Corancez 350 € 508 €
Hors commune 539 € 697 €

En cas de détérioration, tables et chaises seront facturées au prix du remplacement.

Acompte : 50% du prix de la location     

Caution : 1000 € (800€ pour couvrir d’éventuelles dégradations  et 200 € pour frais de ménage au cas où celui-ci n’aurait pas été effectué)

 

  • CONCESSIONS DE TERRAIN DANS LE CIMETIÈRE COMMUNAL

                         Inhumation                           Superposition
15 ans…………………….165,00 €…………………………….……..88,00 €
30 ans…………………….333,00 €……………………………….…..88,00 €
50 ans…………………….555,00 €…………………………….……..88,00 €
Perpétuité………………………………………………..…………………120,00 € + frais d’acte de 25 €
Location du caveau provisoire
Forfait 7 jours : 12 € – Par jour supplémentaire : 12 €
CONCESSIONS DANS LE COLUMBARIUM
15 ans et dépôt d’une urne…………………343,00 €
30 ans et dépôt d’une urne…………………709,00 €
Par urne supplémentaire
15 ans…………………88,00 €
30 ans…………………88,00 €

Vacation opérations funéraires 15€
Le dépôt des cendres dans le jardin du souvenir est gratuit

Les travaux et constructions

Quelle autorisation demander en cas de travaux ?

Selon la nature des travaux, il peut s’agir d’une simple déclaration préalable (DP), ou d’un permis de construire (PC).
Le terrain nu doit faire l’objet d’un certificat d’urbanisme.

  • Déclaration préalable

La déclaration préalable est un acte administratif qui donne les moyens à l’administration de vérifier que votre projet de construction respecte bien les règles d’urbanisme en vigueur. Elle est généralement exigée pour la réalisation d’aménagement de faible importance.

  • Certificat d’urbanisme

Le certificat d’urbanisme est un document qui indique les règles d’urbanisme applicables sur un terrain donné et vous permet de savoir si l’opération immobilière que vous projetez est réalisable.

  • Permis modificatif (dans le cadre d’un permis de construire ou d’aménager)

Le bénéficiaire d’un permis de construire ou d’un permis d’aménager en cours de validité peut apporter des modifications à celui-ci dès lors que ces modifications sont mineures. Cette demande peut être déposée à tout moment, dès l’instant que la déclaration d’achèvement des travaux n’a pas encore été délivrée. Ce permis ne constitue pas un nouveau permis.

  • Permis de démolir

Un permis de démolir est exigé lorsque la construction dont la démolition est envisagée relève d’une protection particulière (par exemples, secteur protégé par un plan local d’urbanisme (PLU), secteur sauvegardé, bâtiment inscrit au titre des monuments historiques) ou est située dans une commune où le conseil municipal a décidé d’instaurer le permis de démolir. En effet, le permis de démolir n’est pas obligatoire dans toute la France. Le PLU de Corancez exige un permis de démolir

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Le crime de Corancez

En 1901 eut lieu à Corancez un des faits divers les plus retentissants du XXème siècle. 

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Dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 avril 1901, furent sauvagement assassinés à coups de marteau les cinq enfants Brierre, âgés de quatre à seize ans. Leur père Édouard Brierre, quarante-quatre ans, veuf depuis trois ans, était grièvement blessé par plusieurs coups de couteau lorsqu’on découvrit le drame. Même Ravachol, le chien de la famille, avait été tué. Dans un premier temps, le vol apparut comme le mobile du crime, car Brierre déclara qu’on lui avait dérobé mille cinq cent quatre-vingts francs, une forte somme à l’époque.

Très vite, les soupçons se portèrent vers Brierre lui-même lorsque les enquêteurs apprirent qu’il désirait épouser une femme de Corancez avec qui il avait une liaison, laquelle lui avait déclaré la veille du crime qu’elle « n’épouserait jamais un homme qui avait six enfants » (une des filles, âgée de quatorze ans était employée chez une tante à Paris) De plus, il ne put expliquer de nombreux faits troublants qui finirent par l’accabler.

Brierre fut jugé et condamné à mort le 23 décembre 1901 par la cour d’assises de Chartres bien qu’il n’ait cessé de clamer son innocence.

Des doutes sur sa culpabilité subsistaient néanmoins, et le Président de la République, Émile Loubet commua la peine capitale en travaux forcés à perpétuité le 1er février 1902. Il fut envoyé au bagne, en Guyane, où il mourut le 28 mars 1910.

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L’église Saint Laurent

L’église Saint Laurent de Corancez 

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Dans la nuit du 4 au 5 août 1938, un incendie allumé par la foudre a dévasté l’église de Corancez, Charpente, lambris, mobilier, tout ce qui était combustible a disparu en quelques heures, et seuls les murs sont restés. Néanmoins, elle est un témoignage, non dénué d’intérêt, de l’histoire de la commune. Depuis la loi de séparation de l’Église et de l’État républicain de 1905, les édifices religieux sont devenus propriété des communes, qui sont tenues d’en assurer l’entretien. L’église de Corancez est donc un bâtiment communal.
Ce qui suit montre certains aspects architecturaux de l’église actuelle, et s’efforce de retracer les différentes étapes de sa construction. Ce texte peut aussi être utilisé pour une éventuelle visite détaillée de l’édifice.
L’église de Corancez appartient à ce qu’on pourrait appeler, dans notre région, la deuxième génération d’églises rurales, c’est-à-dire qu’elle est du nombre de ces églises de pierre qui ont remplacé, à l’époque romane, les primitives églises de bois dont il n’est rien resté. Sa construction, abstraction faite des parties plus récentes telles que la tour, remonte vraisemblablement au Xllème siècle.
Le plan primitif paraît avoir comporté trois travées carrées, mesurant environ 6 mètres de côté, délimitées par des contreforts, et formant une nef unique terminée par une abside semi-circulaire orientée à l’est.
Les murs latéraux ne sont pas parallèles : la largeur intérieure, qui est de 6m 80 au revers de la façade ouest, n’est plus que de 6m 20 à la naissance du chevet. La première travée est à peu près carrée. Hauts de près de 6 m, et épais d’environ 75 cm, les murs sont en maçonnerie de cailloux, mais les contreforts, les entourages des baies et la corniche sont en pierres taillées et appareillées, provenant sans doute des carrières de Berchères. Les murs sont épaulés par des contreforts, dont neuf appartenaient à la construction primitive : deux à chacun des angles de la façade occidentale, les deux qui séparent la première travée de la seconde, et trois à l’abside.
C’est sans doute au XVIéme siècle que les murs latéraux ont été renforcés par des contreforts qui n’appartiennent pas à la construction primitive ; on en remarque un au nord et deux au sud ; l’escalier de la tour été collé à l’un d’eux.
Quant aux fenêtres, quatre seulement n’ont pas été remaniées : celle qui surmonte le portait principal, les deux premières à gauche et la seconde à droite. Elles sont de petite taille, caractéristiques d’une construction de type roman. À l’usage, sans doute trouva-t-on rapidement la bâtisse trop peu éclairée. Parmi les fenêtres remaniées, il en est deux qui paraissent avoir été agrandies dès le Xllème siècle : la première et la troisième du côté sud. Cinq autres – les trois du chevet ; une, au sud, entre la tour et l’abside ; une du côté nord, vers le milieu de l’édifice – datent, dans leur état actuel, d’une époque beaucoup plus tardive, peut-être la première moitié du XVIème siècle. Ces cinq fenêtres, dont trois sont aujourd’hui bouchées totalement ou en partie, sont reconnaissables à leur forme en arc brisé et à leur mouluration intérieure et extérieure. Elles ont certainement été divisées par un meneau, (traverse de pierre)
Une porte latérale, du côté sud, donne accès dans l’église. Elle s’ouvre, dans la première travée, au-dessous de la seule fenêtre qui, de ce côté n’ait pas été remaniée. Sans aucun ornement, cette porte est recouverte d’un linteau surmonté d’un arc de décharge. Elle était naguère précédée d’un petit porche qui avait l’avantage de protéger contre les intempéries. Ce porche a disparu vers 1912.
Le portail principal, dans la façade ouest, comporte un arc en plein-cintre, sans tympan, supporté par deux colonnes dont les fûts sont logés dans des angles rentrants. Les chapiteaux de ces colonnes, d’une grande simplicité, sont les seuls éléments sculptés de tout l’édifice. Dans le tableau du jambage de gauche s’ouvre une profonde cavité ; elle servait à loger une forte barre de bois, de section carrée qui, une fois tirée et engagée par une de ses extrémités dans une cavité semblable, mais moins profonde, ménagée dans le jambage de droite, maintenait les vantaux solidement fermés.
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C’est l’examen de ce portail qui permet de dater avec une certaine précision l’église de Corancez : sans doute au cours du second quart du Xllème siècle, soit entre 1125 et 1150. C’est alors le règne de Louis VII le Pieux, auquel succédera le plus connu Philippe Auguste.
En bas du mur, à gauche du portail se trouve une borne topographique indiquant l’altitude du lieu : 109 m
La plupart de nos églises ont été agrandies dans les dernières années du XVème siècle ou au cours de la première moitié du XVIème. Celle de Corancez a reçu deux additions : une chapelle latérale, au nord, aujourd’hui disparue, et, au sud, une tour, de construction massive.
Seuls deux grands arcs murés témoignent de l’existence de la chapelle, dont seuls des sondages dans le sol du cimetière pourraient faire connaître les dimensions exactes. Il est possible qu’elle ait été voûtée ; on remarque, en effet, dans le mur formant aujourd’hui la paroi extérieure de l’église, des demi-colonnes qui s’arrêtent à une hauteur qui correspondrait aux retombées de la voûte supposée. Du côté intérieur, des colonnes semblables montent jusqu’au sommet du mur. Lorsque la chapelle a été démolie, on a ménagé une fenêtre dans le sommet de l’arc le plus éloigné du chevet, et une autre fenêtre, plus petite, aujourd’hui murée, dans le sommet de l’autre arc.
La tour est une belle construction de la première moitié du XVIème siècle, élevée hors d’œuvre, du côté sud. Épaulée par de puissants contreforts, elle est bâtie selon un plan carré ; une tourelle d’escalier lui est accolée sur sa face ouest. Elle comprend deux étages. Le rez-de-chaussée, qui, jusqu’à l’incendie de 1938, servait de sacristie, forme une salle couverte d’une voûte sur croisée d’ogives, dont les nervures ont un profil usuel à la fin de l’époque gothique ; cette salle est éclairée par deux fenêtres en plein cintre, et un grand arc, de même tracé, la fait communiquer avec l’église. L’escalier conduit au premier étage, éclairé seulement par de petites baies rectangulaires. C’est là que se trouvait le beffroi où était suspendue la cloche. Avant l’incendie, il y avait au-dessus un comble en forme de hache, couvert d’ardoises, avec des lucarnes et une crête ajourée complétée par deux épis dont l’un portait la croix et le coq traditionnel. Ce comble datait seulement de 1902 ; il en avait remplacé un autre, beaucoup plus simple, dont les deux versants tournés vers l’est et vers l’ouest, avaient une couverture en tuiles, et dont les deux pignons étaient formés par des cloisons en colombage et maçonnerie légère. L’église actuelle ressemble beaucoup à cela.
On peut se rendre compte que la tour, même avant d’être décapitée par l’incendie, n’était pas terminée selon ce que prévoyait le projet primitif. L’étage supérieur, très peu ajouré, n’était sans doute pas destiné aux cloches. Par ailleurs, il est certain que l’architecte ne prévoyait pas d’élever la tour plus haut car les contreforts s’arrêtent un peu au-dessous du bandeau qui surmonte les murs.
Un procès-verbal du chapitre de la cathédrale du 23 juin 1738 indique que le sol de la nef possédait à cette époque un dallage en pierre de taille. Le chœur comportait de grands carreaux hexagonaux. Aujourd’hui, l’ensemble est pourvu d’un carrelage ordinaire, blanc et rouge. Seule la nef a conservé son vieux dallage de pierre.
Les pierres tombales marquées d’une croix, dont quelques-unes sont encore visibles, témoignent de l’ancien usage, qui a persisté jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, d’inhumer dans les églises. Ces inhumations, cependant, paraissent avoir été exceptionnelles. Depuis 1715, date des plus anciens registres de Corancez, jusqu’à 1790, plus de trois cents inhumations ont été faites dans le cimetière, huit seulement dans l’église. Voici la liste de ces inhumations :
10 septembre 1731 : François-Constant de Brilhac, fils de-Nicolas-Claude de Brilhac, seigneur de Corancez, décédé sur la paroisse de Ver. On sait par le registre de l’église de Ver qu’il était âgé d’environ 10 mois.
17 janvier 1721 : Michelle Fauve, âgée d’environ 18 ans.
13 février 1740 : Marie Fauve, âgée d’environ 33 ans.
22 novembre 1745 : Décès de la « vénérable et discrète personne messire François Christophle »,curé de Corancez, âgé d’environ 57 ans, inhumé le lendemain dans le chœur de l’église.
2 février 1752 : Jean-Jacques Challet, laboureur, âgé d’environ 57 ans, inhumé dans la nef.
29 avril 1757 : Philippe Jouin, laboureur, âgé d’environ 45 ans, inhumé dans la nef.
17 janvier 1703 : François Naille, de Villebourg (diocèse de Tours), « passant mort soudainement, toutefois muni du sacrement de l’extrême-onction, inhumé dans le bas de la nef.
4 janvier 1783, « Maître René-Marie-Antoine Longuet », dernier curé décédé à Corancez avant la révolution, âgé de 52 ans ou environ ; inhumé dans le chœur. Un morceau de son épitaphe a servi à réparer la marche de l’entrée du chœur, du côté de la tour.
Les fenêtres romanes primitives, très étroites, ouvertes très haut au-dessus du sol, n’étaient sans doute pas destinées à être vitrées. Si l’église a possédé d’anciens vitraux de caractère artistique – beaucoup d’églises rurales en ont reçu au XVIème siècle – il n’en restait rien en 1853, un rapport des ponts et chaussées n’y signalait que des vitrages en losanges blancs. Depuis, trois fenêtres -les deux fenêtres restées ouvertes de l’abside et la grande fenêtre du côté nord – avaient reçu des grisailles avec filets et bordures de couleur, mais l’incendie de 1938 les a détruites.
Une modification apportée vers la fin du moyen âge aux églises dépourvues de voûtes en pierre a été le remplacement des combles primitifs par de nouveaux combles, plus aigus que les précédents, et lambrissés intérieurement. On sait que l’église de Corancez a possédé une charpente exécutée, en deux campagnes de travaux, entre le 25 juin 1519 et le 28 février 1521, par te charpentier chartrain Jehan Proust.
La charpente du chœur était ornée de sculptures. On y voyait le soleil, la lune et les étoiles, un gril, instrument de supplice du patron de l’église, Saint Laurent, des grappes de raisin et des gerbes de blé. On y voyait les instruments de la Passion : fouet, couronne d’épines, clous, marteau, tenailles, etc. ainsi que des instruments aratoires. Tout cela a bien sûr disparu lors de l’incendie de 1938.
Les inventaires de l’époque révolutionnaire conservés aux Archives départementales d’Eure-et-Loir nous font connaître en quoi consistait alors le mobilier de l’église. Celui-ci n’avait rien de somptueux, conforme à l’ordinaire d’une petite paroisse rurale.
Les objets d’argent (calice, patène, ostensoir, ciboire, custode…), furent portés au bureau des Domaines nationaux du directoire du district de Chartres le 28 nivôse an II (12 janvier 1794), tout comme les ustensiles de cuivre et l’une des cloches, Parmi les objets qui restèrent « dans la ci-devant église de Corancez » renommée pendant la période révolutionnaire « temple de la raison », certains existaient encore lors de l’incendie : la chaire, quelques boiseries ou les fonts baptismaux, lesquels étaient très détériorés. L’autel détruit tors de l’incendie datait du milieu du XIXème.

La pierre Saint Martin

La pierre Saint-Martin (ou Puits ou encore Pinte de Saint-Martin)
Corancez peut s’enorgueillir de posséder l’un des plus beaux polissoirs de France.

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Un héritage de la préhistoire

Au début du Néolithique, période qui s’écoula approximativement entre -5000 et -2500 avant Jésus-Christ, les hommes commencèrent à pratiquer l’agriculture et l’élevage. Ce nouveau mode de subsistance les obligeant à se fixer, des communautés paysannes s’installèrent dans notre région. Parallèlement à cette révolution, de nouvelles techniques apparurent comme le tissage, la poterie et le polissage des pierres. Ce dernier phénomène technologique fut d’ailleurs à l’origine du terme Néolithique qui sous-entend “âge de la pierre polie”. Cette période fut également marquée par l’apparition et l’expansion du mégalithisme, c’est-à-dire l’emploi de grosses pierres dans la construction de sépultures collectives – les dolmens- ou l’érection de stèles verticales -les menhirs- dont les fonctions demeurent encore inconnues. Le réemploi de certains polissoirs dans la construction de dolmens et la présence de haches polies dans ces derniers intègrent les polissoirs dans l’étude du mégalithisme. Le Puits de Saint-Martin est ainsi l’un de ces mégalithes préhistoriques qui existent encore dans les champs.


Polissoirs, polissage et haches polies

Pour façonner leurs haches, les Néolithiques usaient des ébauches taillées par frottement sur de grosses pierres dures en grès ou en roches cristallines affleurant sur le sol que l’on appelle maintenant polissoirs. Cette technique provoquait l’usure réciproque de la hache et du bloc rocheux, laissant sur celui-ci des marques profondes appelées rainures ou cuvettes selon l’opération effectuée. Un mouvement alternatif ample permettait de façonner les tranches de la hache et déterminait les longues rainures, alors que les faces étaient obtenues par des mouvements circulaires et de balancement de l’ébauche créant des cuvettes. Selon des expériences récentes, le polissage d’une hache ne demandait que quelques heures. L’abrasion pouvait être améliorée par adjonction de sable, d’eau voire même de poudre de calcaire pour obtenir un beau lustré de finition. Elles permirent également de constater que l’usure du bloc rocheux était relativement rapide, impliquant l’existence de très nombreux polissoirs pour assurer notamment l’énorme production de haches polies recueillies dans notre région. Face à cette déduction, on ne peut qu’imaginer l’importante destruction de ces ateliers.


Le polissoir de Corancez

À mille mètres de la sortie du village en empruntant la rue… du polissoir, sur la gauche de la route menant de Corancez à Vovelles, à presque une centaine de mètres dans le champ, gît une grosse pierre plate de 5,30m de long sur 2,20m de large dépassant à peine du sol et relevée vers l’est, c’est le Puits ou la Pinte de Saint-Martin, un des plus beaux polissoirs d’Eure-et-Loir.
Comme la plupart de ses homologues du département, le Puits de Saint-Martin est un gros bloc de grès sparnacien, variété de grès quartzite légèrement rosé et très dur. Cette roche abondait dans les environs de Chartres où elle était désignée sous le nom de ladère.

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Le Puits de Saint-Martin présente à lui seul 33 rainures et 8 cuvettes, ce qui est considérable, réparties en trois zones de travail distinctes. À l’ouest, se trouve un important groupe de petites rainures et de cuvettes orientées Nord-Sud sauf 4 rainures parallèles au bord Sud. Au milieu, le bord Nord est occupé par un ensemble de 9 rainures. Enfin le groupe situé au Nord-est parait le plus intéressant avec 3 cuvettes mais surtout ses rainures très longues atteignent parfois 80cm. La longueur exceptionnelle de ces dernières laissent imaginer une technique de polissage bien particulière avec des mouvements de grande amplitude semblables à ceux de scieurs de long : l’ébauche étant maintenue dans la mortaise d’une pièce de bois alourdie par une charge, l’ensemble serait actionné par deux hommes, mais ce n’est qu’une hypothèse. Enfin notons au centre du polissoir la présence d’une grande cavité naturelle d’une soixantaine de centimètres de diamètre et d’une dizaine de centimètres de profondeur propre à conserver de l’eau pendant plusieurs jours après une averse. Cette cavité qui permettait de disposer d’eau sur place pour lier l’abrasif ou simplement nettoyer les pièces, est intimement liée à l’appellation de « puits » du monument.
D’autre part, sa position actuelle dans un environnement géologique calcaire dénote et suggère fortement un transport de cette pierre. Elle pourrait donc avoir eu une autre fonction. On pense à celle de sépulture sous dalle, où le polissoir ou le bloc rocheux initial aurait été utilisé pour recouvrir une inhumation simple.

Ce polissoir fut classé Monument Historique en 1887 et se trouve sur un terrain appartenant à la Société Préhistorique Française.

 Corancez, bulletin municipal n°4, avec l’aimable autorisation de Jean-Luc RENAUD, article de février 1993, comité archéologique d’Eure et Loir.